Collectif sécu des quartiers nord de Marseille

Défendons la sécu

 

ECHOS DE NOTRE « APPEL DU 28 JUIN » 6 juillet, 2011

Classé dans : témoignages,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 18:10

Ce mardi 28 juin le collectif des employés sécu des quartiers nord et la CGT avaient lancé un appel à un rassemblement devant le centre de St Louis pour exprimer leur rejet du plan CPAM 2011/2013 .

Ainsi dès 10h les agents des centres de La Gavotte, St Henri et St Louis, en grève à la quasi-unanimité (l’accueil de ces 3 sites étant fermés à cette occasion) ont été rejoints par des agents venus de Gardanne, Tarascon, Aix en Provence, Burel et Kléber.

Par ailleurs nous avons appris que des collègues qui n’étaient pas présents avaient cependant tenu à marquer leur soutien par des débrayages .

(D’après nos sources le centre administratif de Valmante a été mis ce jour là en état d’alerte pour prévenir, sans doute, une mutation arbitraire de la manifestation sous les fenêtres de la direction).

A ce collectif d’employés sont venus s’ajouter des militants CGT des entreprises des quartiers nord ainsi que des élus locaux et des assurés sociaux.

La participation relativement faible de nos assurés ne saurait cependant masquer les quelque 7000 signatures recueillies à ce jour qui témoignent de leur indignation face à la disparition annoncée d’un service public irremplaçable.

Des équipes de France 3 , La Marseillaise, 20 minutes, Radio France Bleu et Radio Star ont couvert l’initiative et l’ont relayée auprès de leur public ( JT régional de la mi-journée et du soir sur France 3 Provence, 2 interventions radios sur France Bleu Provence et Radio Star pour la seule journée du 28 juin et des articles dès le lendemain dans la Marseillaise et 20 minutes).

Cet écho médiatique nous paraît d’autant plus important que les assuré sociaux ne sont pas informés de ce qui se trame alors qu’ils sont les premiers concernés.

Nous tenons donc  à remercier chaleureusement toutes les personnes qui, par leur présence, leur engagement, leur signatures et leurs témoignages de sympathie ont contribué à la réalisation de ce premier rendez-vous qui en appelle d’autres.

Merci également à ceux et celles qui suivent notre action de près ou de loin et qui nous rejoindront bientôt peut être…..
 

 

 

 

 

CAF 13 / CPCAM 13 : mêmes causes ,mêmes effets. 22 mai, 2011

Classé dans : témoignages,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 18:15

Dans une interview au journal La Provence parue le 16 mai le président de la CAF des Bouches du Rhône dénonce « la casse d’un service public essentiel ».Un témoignage édifiant dont nous publions les principaux extraits.

Du 16 au 27 mai, le public trouvera portes closes devant 12 des 14 accueils de la Caf des BdR. La raison de cette fermeture exceptionnelle ? Permettre aux agents de traiter le stock énorme de dossiers en retard.

Gilbert Chauvet, le président du conseil d’administration de la Caf explique pourquoi ce procédé radical a dû être utilisé. Il dénonce la réduction des moyens et met en garde contre « la casse d’un service public essentiel à la cohésion sociale ».

  • Pourquoi une telle mesure qui pénalise les allocataires?

« Tout simplement parce que nous n’avons pas le choix ! Il y a actuellement un stock d’au moins 41 000 dossiers en attente de traitement dans le département.Fermer les points d’accueil n’est pas normal, mais c’est la seule solution que nous pouvons mettre en oeuvre pour résorber ce retard ».

  • S’agit-il d’un dysfonctionnement ponctuel ou d’un problème plus profond?

« Les Caf, et particulièrement celle des Bouches du Rhône, sont lourdement pénalisées par les réductions de moyens imposées par le gouvernement dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Il est normal d’être très rigoureux lorsqu’on manipule l’argent public, mais on arrive à la limite du supportable. D’autant que, parallèlement, la charge de travail des agents devient de plus en plus lourde …Moins de moyens, plus de travail : cela se traduit inévitablement par une réelle détérioration du service public. C’est à juste titre que le rapport du médiateur de la République Jean Paul Delevoye parle de « burn out « social : partout en France, la situation est tendue.Ici cela devient particulièrement inquiétant car le travail de la Caf est indispensable au maintien de la cohésion sociale ».

  • En quoi le travail des agents de la Caf des BdR est-il différent?

« Dans un département frappé comme le nôtre par le chômage et la précarité, la Caf a un rôle essentiel d’amortisseur social .Nous distribuons chaque année 2 milliards d’euros de prestations à 380 000 allocataires. Pour beaucoup, les prestations censées être complémentaires, comme l’allocation logement, constituent le revenu principal. Le moindre retard dans le traitement de ces dossiers peut donc avoir des conséquences très graves pour ces allocataires.Ajoutez à cela les difficultés d’accès au droit pour certaines populations mal informées ou qui ne maîtrisent pas le français. Le montage de ces dosiers nécessite évidemment plus de temps. Nos agents ne peuvent pas tenir la moyenne de 10 minutes par entretien édictée au niveau national.Ou alors , l’allocataire doit revenir, et c’est alors 3 fois 10 minutes.

Face à toutes ces difficultés, la Caf des BdR a encore perdu 16 postes cette année. Nos agents d’accueil ont beau être très motivés, et souvent très patients, leur travail devient très difficile.Quant aux allocataires, c’est pour eux la double peine car à leurs difficultés financières s’ajoute une moindre efficacité des services publics ».

  • La fraude et les abus aux allocations ont récemment fait polémique après les déclarations de Laurent Wauquiez. Qu’est ce que cela représente ici ? 

« Le problème reste très marginal. 99% des gens qui sont au RSA n’ont pas le choix . Les fraudes identifiées  représentent moins de 2% du montant des prestations que nous versons. Même s’il est inadmissible de tolérer le moindre versement indu d’argent public, la réalité est souvent amplifiée à des fins démagogiques. Je pense , comme Roselyne Bachelot, qu’il n’existe pas de cas de figure permettant de gagner plus d’argent en ne travaillant pas ».

  • Les pouvoirs publics ont-ils conscience de ces difficultés de fonctionnement?

« Malgré toutes les requêtes que l’on peut faire, les vrais problèmes ne sont pas traités. C’est à se demander si l’on ne cherche pas à nous privatiser….

Depuis 30 ans, la politique  familiale pérenne qui a été menée en France a pourtant porté ses fruits .C’est largement grâce à elle que nous sommes le pays d’Europe où le taux de fécondité est le plus fort, assurant le renouvellement des générations ».(fin de l’interview).

Il a de soi que toute similitude avec la situation présente et à venir de la CPCAM des BdR n’est pas le fruit du hasard mais bien d’une même logique de gestion qui tourne le dos au service public.

 

NDLR : Gilbert Chauvet, outre ses fonctions de président de la Caf des BdR, est président de l’union régionale CFE/CGC Paca. Cette organisation est la seule, avec la CGT et l’UNSA, à avoir rejeté le projet CPAM 2011/2013.

 

 

 

 

CPAM Alpes de Haute Provence : chronique d’une mort annoncée ? 11 mai, 2011

Classé dans : témoignages,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 18:34

 

Je suis salarié de la CPAM de Haute Provence depuis bientôt 34 ans et cadre depuis

près de 20 ans. En tant que militant élu du Comité d’Entreprise depuis 30 ans, je

vois les évolutions !! Mon parcours au sein de l’Assurance Maladie ainsi qu’au

niveau du syndicat, me permettent de vous apporter un certains nombres

d’éléments concrets. Entre 2002 et 2010, les effectifs de la Caisse de Digne ont

baissé de plus de 15%, passant de 174 à 147 salariés : soit une perte de 27

emplois !!

 Mais cela n’est pas suffisant, car la Caisse Nationale qui nous pilote et nous donne

les budgets, propose à la Caisse de Digne la signature d’un Contrat Pluriannuel de

Gestion 2010-2013 prévoyant un taux de remplacement des départs à la retraite de

seulement 60%. Nous allons donc perdre plus de 4 emplois d’ici 3 ans, tout en

devant économiser 10 % sur nos frais de fonctionnement.

 Pour ce faire, il n’y a pas quantité de solutions : nous allons supprimer les quelques

accueils départementaux encore existant, et les remplacer par des accueils avec

WEB CAM. Cette politique de développement des visio-guichet est mise en place

dans notre département depuis une bonne année maintenant, avec pour

conséquence une baisse de fréquentation de ces accueils de près de 50% !

Tous ces faits que j’énonce, sont corroborés par un article du FIGARO paru

récemment sous le titre : « Les effectifs de la sécurité sociale sont revenus à leur

niveau de 1976 ». Dans cet article il est précisé notamment que les effectifs sont

passés de 173 000 à 158 000 et surtout que la baisse n’est pas finie. Il y est aussi

question des frais de gestion qui sont passés de 4% à 3% entre 2005 et 2010. Cela

s’est fait sur le dos des usagers : suppression des accueils départementaux et envoi

des décomptes tous les 3 mois, entre autres.

 Face à cette baisse chronique et programmée des effectifs, la CPAM a

développé les mutualisations. A ce jour 19 activités sont mutualisées ! Non parce

que nous le souhaitions, mais uniquement afin de pallier les baisses d’effectifs. Ces

mutualisations nous ont donné une bouffée d’oxygène pendant 3 années

seulement !

Désormais nous en sommes arrivés à faire effectuer des heures complémentaires

aux agents à temps partiel. Bientôt il faudra leur refuser cette possibilité offerte par

la loi. A ce rythme là, l’issue est prévisible : la CPAM sera bientôt une coquille vide !!

Il y restera peut être une quarantaine d’agents chargés de l’accueil ainsi que de

quelques prestations que nous n’aurons pas pu donner aux grandes caisses de la

région. Afin de nous défendre contre cette entreprise de destruction nous ne

pouvons compter que sur nous-mêmes.

 En effet depuis la réforme de 2004, les Directeurs de Caisse sont nommés par le

seul Directeur Général de la Caisse Nationale, lui même nommé en conseil des

ministres, ce qui le rend peu enclin à s’écarter de la politique définie par le

gouvernement. Les Directeurs de Caisses Départementales ont donc l’échine

suffisamment souple afin de plier aux injonctions de la Caisse Nationale, ce qui n’en

fait pas des militants de la défense de la Sécu dans les petits départements.

Quantà nos Administrateurs, depuis la même loi de réforme, ils ne sont plus que

Conseillers avec des pouvoirs réduits à leur plus simple expression.

MAIS vous pouvez compter sur la mobilisation des Cadres : Nous ne nous laisserons

pas détruire sans résister !! Ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est une volonté ! Aussi

je demande à tous les assurés que vous êtes, ainsi qu’à notre Confédération de

prendre le sujet à bras le corps et de vous faire les porte parole de la défense de la

Sécu. Il serait tout de même malheureux que nous n’arrivions pas à sauvegarder

une conquête qui a été possible au sortir de la guerre, à un moment où la France

était exsangue.

Quelqu’un a dit : « Tout le monde savait que c’était impossible. Un seul ne le savait

pas. Alors il l’a fait. ». Les cadres et agents de la Sécu des Alpes de Haute Provence

sauront être à la pointe de la mobilisation.

Thierry IMBERT

Secrétaire SNFOCOS 04

 

 
 

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