Collectif sécu des quartiers nord de Marseille

Défendons la sécu

 

La Sécu fait bouger les quartiers 3 mai, 2011

Classé dans : articles de presse,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 20:48

Article paru dans le quotidien gratuit 20′  le 02/05/2011

Marseille

La grogne monte dans les centres de la sécurité sociale des quartiers nord. D’ici 2013, huit centres de paiement sur 29 vont fermer leurs portes. «C’est dans les quartiers difficiles que nous avons besoin davantage de service public», soupire Serge Pinna, membre du collectif des employés de la sécurité sociale des quartiers nord. À l’instar de ses collègues, il souhaite le retrait de ce projet ainsi «qu’un maintien de tous les sites actuels». «Nous voulons également que les effectifs soient renforcés», insiste-t-il.

Zones difficiles
De son côté, la direction assure que cette réorganisation est «nécessaire». «Il y a une vingtaine d’années nous étions 3500 agents contre 2500 aujourd’hui, précise Carole Oralandini, directrice adjointe de la CPAM des Bouches-du-Rhône. Nous devons nous adapter pour assurer une continuité dans nos compétences et contribuer à une homogénéisation dans le traitement des dossiers des assurés.» «Ce projet ne permettra pas de répondre efficacement aux attentes et aux besoins de la population des zones difficiles», tranche le collectif. Les agents des quartiers nord ont envoyé une lettre ouverte aux élus. «Nous devons rencontrer Samia Ghali [maire des 15e et 16e] cette semaine», précise Serge Pinna. Une pétition pour défendre le service public circule depuis plusieurs semaines. «Nous resterons mobilisés», prévient Serge Pinna. Le bras de fer ne fait que commencer.M.G.

 

 

« En cinq ans, 400 emplois perdus » 25 avril, 2011

Classé dans : articles de presse,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 16:07

L’HUMANITE  20 Avril 2011

Les personnels et les élus du Val-de-Marne s’étaient battus en 2007 pour éviter la réorganisation des caisses. En vain. Depuis, les restructurations se poursuivent.

En 2007, la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Val-de-Marne entamait sa révolution, la direction ayant lancé une grande restructuration. Baptisé Convergences, ce plan prévoyait la fermeture, d’ici à 2008, des vingt centres de paiement ouverts au public et répartis sur l’ensemble du département. Les activités de production (traitement des feuilles de soins, paiement des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, etc.) réalisées sur ces sites devant, elles, être regroupées en un minimum de pôles. L’objectif était simple: réduire les coûts de gestion.

«C’était le début de la casse de la Sécurité sociale, se souvient Magali Thébaud, la secrétaire du syndicat CGT. Avec la mobilisation des élus, notamment, nous avions réussi à retarder l’échéance pendant un an» Mais, au final, l’administration est arrivée à ses fins. Avec les conséquences redoutées: «Jusqu’alors, l’assuré trouvait une solution à ses problèmes sur place. Depuis, on reçoit les assurés dans des points d’accueil où l’on prend leur dossier que l’on transfère au pôle courrier, qui lui-même a la charge de le transférer au pôle d’activité, qui, enfin, traite le dossier. Du coup, les dossiers sont souvent mal traités, et les incidents dans les points d’accueil se multiplient», égrène la syndicaliste.

Du côté des salariés, le bilan est aussi noir. «En cinq ans, on a perdu 400 emplois sur le département», poursuit Magali Thébaud, tout en donnant l’exemple de Saint-Maur: «Les points d’accueil ayant été fermés, une permanence a été instaurée, mais avec un agent seul en poste. La direction a été obligée de la fermer car elle a été agressée. On ferme régulièrement des accueils de façon inopinée, faute de personnels en nombre suffisant. À la permanence de Nogent, l’agent d’accueil reçoit près de 100 personnes par jour, c’est du délire!»

À ce jour, cette vaste restructuration n’est pas achevée. En effet, le contrat pluriannuel 2010-2013 prévoit encore de nouveaux changements. Est ainsi prévue la création de six agences multiservices par secteur géographique où se fera l’accueil des personnes. «Cela se fera toujours au détriment des assurés», déplore Magali Thébaud. Sachant que, d’ici à 2013, la Sécu du Val-de-Marne devrait voir le départ en retraite de 165 agents, qui ne seront remplacés qu’à hauteur de 12,5 %. «Plus ça va, moins on va pouvoir fonctionner», conclut la syndicaliste.

 

 

La Sécurité sociale au régime sec

Classé dans : articles de presse,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 16:00

  L’Humanité Quotidien

20 Avril, 2011

CPAM de Nantes

Diminution des effectifs, dossiers en souffrance, fermetures de centres, dégradation du service rendu aux assurés… Rien ne va plus dans les caisses primaires d’assurance maladie.

Pendant que Xavier Bertrand, ministre du Travail, annonce des mesures chocs pour réduire la fraude sociale, les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) subissent, elles aussi, une politique d’économie drastique. Lundi, à Nantes (Loire-Atlantique), une soixantaine d’agents ont tenu le piquet de grève devant la CPAM à l’appel de la CGT. À l’intérieur, le conseil d’administration a scellé le contrat pluriannuel de gestion pour trois ans. Autrement dit l’application locale de la convention d’objectif nationale censée réduire les dépenses de la Sécurité sociale. Jean-Yves Le Huédé, délégué syndical CGT, ne peut que constater une nouvelle étape dans la dégradation de ce service public. «Dans le département, 69 emplois vont être supprimés en trois ans. Seul 50% des départs vont être remplacés, contre 60% dans le dernier accord.» En Loire-Atlantique, 150 emplois ont ainsi disparu depuis 2004, d’après le syndicat. Ces coupes dans les effectifs devraient encore retarder le traitement des dossiers. Près de 220000 sont actuellement en souffrance dans le département. Pour percevoir la CMU et les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, il faut déjà patienter deux mois. «Ces délais sont graves, ils touchent les plus précaires et les personnes qui ont besoin d’un revenu de remplacement pour vivre», insiste Jean-Yves Le Huédé. Au bout de deux heures de queue en moyenne dans les centres de la Sécu à Nantes et à Saint-Nazaire, les usagers frôlent souvent la crise de nerfs. Et avec la volonté de la direction de réduire les jours d’ouverture des points d’accueils dans les petites villes, la situation risque de devenir explosive.

 Fermeture de dix centres de paiement d’ici 2013

Dans les Bouches-du-Rhône, la direction départementale de la CPAM est passée à la vitesse supérieure en matière de restructuration. Dans le projet CPAM 2011/2013, celle-ci a d’ores et déjà prévu la fermeture de dix centres de paiement sur les 29 existants, soit plus d’un tiers. Les 19 restants devenant des pôles spécialisés sur une seule activité. Fini donc, le centre de paiement polyvalent capable de répondre à toutes les demandes. D’autant que dans le même temps, la direction envisage de passer d’ici à 2013 de 52 points d’accueil à 37. «La conséquence, pour l’assuré, c’est la disparition du service de proximité. Aujourd’hui, son dossier est traité de A à Z. Demain, s’il est en arrêt maladie, il verra ses indemnités journalières traitées par un site et le règlement de ses feuilles de soin par un autre», explique Patrick Landi, secrétaire de la CGT de la CPAM des Bouches-du-Rhône.

Dans les quartiers nord de Marseille, qualifiés de «trou noir social» par des sociologues, c’est, pour Serge Pinna, employé au centre de Sécu Saint Louis, «une catastrophe». «Il ne restera plus que deux plates-formes spécialisées et trois sites d’accueil contre six auparavant. Or, c’est là que se trouvent la population la plus précaire et les besoins les plus criants. Et pour le personnel, cela signifie mutations autoritaires, perte de qualification et encore une fois dégradation des conditions de travail.» De l’aveu de Jean-Pierre Meyer, secrétaire de la CGT, c’est «un avant-goût de l’externalisation des tâches».

 

 

Marseille : la Cpam restructure en fermant ses centres d’accueil 22 avril, 2011

Classé dans : articles de presse,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 15:47

article paru dans la revue mutualiste VIVA le 18 avril 2011

La nouvelle inquiète à Marseille : le collectif des employés de Sécurité sociale a écrit aux élus et mobilise contre le projet de restructuration « CPAM 2011/2013 » menée par la Cpcam des Bouches-du-Rhône. 10 des 29 centres de paiement actuels doivent être fermés selon ce plan. Les centres restants seraient spécialisés sur une seule activité (fichiers, Cmu, paiements…) et non accessibles au public. D’ici 2013 explique le site humanite.fr le nombre de points d’accueil passerait de 52 à 37. Les quartiers Nord, socialement très défavorisés perdraient la moitié de leurs 6 points d’accueil.

Un dispositif, signale le collectif qui « aura pour effet de rendre impossible la résolution immédiate des problèmes urgents » de la population « dans ces quartiers de Marseille que des sociologues ont qualifiés de « trou noir social » ».

Les employés de la Sécu regroupés dans ce collectif annoncent « une vaste campagne de sensibilisation des assurés sociaux » et appellent à la création d’un comité de soutien « ouvert à toutes personnalités de la société civile et du monde politique, syndical ou associatif soucieuses de la défense du service public de Sécurité Sociale ».

 

 

 

CPAM pas aux petits soins pour la Sécu 20 avril, 2011

Classé dans : articles de presse,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 9:04
La MARSEILLAISE 19-04-2011
 
 

La Caisse primaire d’assurance maladie du département redessine son implantation, ferme des sites et sépare les activités. Des employés de six arrondissements interpellent les élus.

La Caisse primaire centrale d’assurance maladie des Bouches-du-Rhône a débuté une mutation en profondeur pour atteindre les objectifs fixés par la Convention d’objectifs et de gestion (COG). Un projet baptisé « CPAM 2011-2013 » qui engage « l’organisme dans une réorganisation de ses activités de production et de service » et qui « vise à répondre aux enjeux prioritaires de performance globale et collective ». Construite et instruite par la direction de la Caisse, cette refonte a été validée en conseil d’administration et soutenue par les syndicats FO, CFTC et CFDT. La CGT, l’Unsa et la CGC ayant voté contre.
De 29 unités de gestion (sites de production) fin 2010, la CPCAM est passée à 26 en 2011 et poursuivra : 24 en 2012 et 21 en 2013. Soit la suppression de huit sites avec un redéploiement de l’activité et des agents. De même concernant les 52 lieux d’accueil. Il s’agit d’atteindre une cible de 37 en 2013.

Choix a été fait de séparer le back-office et le front-office, à savoir le traitement à proprement parler des dossiers et l’accueil pour ensuite organiser leurs déclinaisons. Rue du Camas par exemple, les usagers étaient reçus par des agents et lorsqu’il manquait une pièce, la proximité du service de gestion permettait d’obtenir des réponses. Le centre a fermé. « Les 350 agents ont donc été réaffectés sur Turcat-Méry et le Patio, explique Thierry Vidal, délégué syndical. Globalement la stratégie consiste à externaliser : les soins à l’étranger, à Vannes, les capitaux décès à Digne. La conséquence de ce plan c’est la suppression du lien que les assurés sociaux ont avec leur Sécurité sociale. A l’image de ce qui est prévu dans les quartiers Nord. » (lire ci-contre).
Pour moderniser les infrastructures, la CPCAM mise sur la vente de ses biens immobiliers : une surface totale de 23 627m² pour un montant des ventes estimé à 19,40 millions d’euros en 2011. Les sites concernés sont Saint-Henri, Bonneveine, le Camas, Cantini, Moulet, la Gavotte, Aubagne Boyer, Istres, Martigues et Salon-Michelet. Dans le même temps, les aménagements ou les transformations coûteront 9,6 millions d’euros dont 5,5 investis en 2011.
Le projet prévoit également la fermeture des maisons de la Sécurité sociale des Camoins, du Puy-Ste-Réparade et de Bouc-Bel-Air. Celles de la Rose et de Miramas deviendront des Espaces accueil services (EAS) en 2013, et Peyrolles, Trets, Lambesc et la Roque-d’Anthéron « seront reconverties en permanences ». Par ailleurs, sur les 13 permanences assurées seules celles de Bougainville, la Viste, la Bricarde, la Savine et Sausset-les-Pins seraient conservées.
Selon la CGT, le conseil (ex-CA) pourrait être amené à prendre position si le bilan à fin 2011 était négatif mais ce qui ne signifierait pas réouverture des sites fermés en 2011. Le président du conseil, M. Descamps, aurait indiqué qu’un bilan d’impact sur les usagers serait effectué. Pour l’heure, la CGT demande le retrait pur et simple « du projet CPAM 2011-2013, nuisible, et dont les conséquences pour le personnel et les usagers n’ont pas été anticipées ». Pour l’heure, la rationalisation ne déboucherait pas sur des suppressions d’emplois. Mais sur les 2 400 agents actuels, 16% seraient, à l’horizon 2013, à la retraite. Seules 70 embauches auraient été annoncées et « pas sur l’accueil ou les centres de paiement mais sur les pôles de production ».

 

 
 

louis crusol |
Force-Ouvrière Cordon Elect... |
Le journalisme autrement |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Flowers For Zoé
| Taire les Silences....
| AROSE - Mali