Collectif sécu des quartiers nord de Marseille

Défendons la sécu

 

QUI SOMMES NOUS ? 25 avril, 2011

Classé dans : tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 14:27

Employés des centres de sécurité sociale des quartiers nord de Marseille, nous avons décidé d’engager la bataille contre le projet de restructuration élaboré par la direction de la caisse primaire d’assurance maladie des Bouches du Rhône.

Ce projet, s’il venait à voir le jour, porterait un coup très dur au service public en réduisant le nombre des centres implantés dans les quartiers nord de Marseille et de sa périphérie et en morcelant le traitement des dossiers.
Mieux que de longs discours, les articles publiés dans ce blog vous donneront une idée plus précise des conséquences de ces restructurations.

Nous avons donc lancé une campagne de sensibilisation des assurés sociaux par voie de tracts et de pétitions et créé un comité de soutien ouvert à tous ceux qui nous semblent soucieux de la défense d’un service public de qualité (organisations politiques et syndicales, mouvement associatif, personnalités de la société civile).

Dans le même temps nous sollicitons l’intervention des élus du secteur .

Vous trouverez dans ce blog les textes des courriers, tracts, articles de presse relatifs à cette bataille ainsi que le calendrier de nos initiatives.

C’est une évidence, plus nombreux nous serons pour défendre la sécu, plus nous aurons de chances de gagner.

Alors n’hésitez pas à faire connaître ce blog autour de vous .

Le Collectif

 

 

Lettre aux élus

Classé dans : courriers, comité de soutien,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 8:48

Les employés des centres de Sécurité Sociale des quartiers nord de Marseille s’adressent aux élus des 1er /2éme /3éme /14éme /15éme et 16éme arrondissements.

 

                                                                       Marseille le 12 avril 2011

 

Mesdames et  Messieurs les Députés,  Conseillers Généraux et Maires de secteurs,

 

            Les organismes de Sécurité Sociale n’échappent pas à la politique de réduction des dépenses qui frappe l’ensemble du secteur public et qui, peu à  peu, prive les services publics des moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions.

Ainsi, au nom de la réduction des coûts de gestion, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie programme le remplacement partiel des départs en retraite (au mieux une embauche pour deux départs) et pousse à « l’industrialisation  de la production » pour faire face à la diminution des effectifs.

C’est cette logique productiviste et purement  comptable qui conduit la Direction de la CPCAM des Bouches du Rhône à présenter un plan de restructuration lourd de conséquences pour les assurés sociaux et le personnel.

 Ce projet, baptisé CPAM 2011/2013 prévoit notamment :

      •  La fermeture pure et simple de 10 centres de paiement sur les 29 existants (soit               plus   d’un tiers).

        Les 19 unités restantes deviendront des pôles spécialisés sur une seule activité, certains traitant la gestion du fichier assurés et la CMU, d’autres le paiement des indemnités maladie, maternité, accident du travail. Ces sites de production ne seront évidemment pas accessibles au public.

Quant aux professionnels de santé, ils ne seront plus gérés en fonction de leur lieu d’exercice mais de leur catégorie professionnelle.

 Fini donc le centre de paiement polyvalent gérant l’ensemble des risques et capable de répondre en direct à toute demande quelle qu’en soit la nature.

              D’autant que, dans le même temps, la Direction envisage de passer d’ici 2013 de 52 points d’accueil à 37 pour la plupart déconnectés géographiquement des sites de traitement des dossiers. Ce qui aura pour effet de rendre impossible la résolution immédiate des problèmes urgents.           

Cette restructuration en profondeur marque bien une rupture radicale avec une des composantes fondamentales de notre service public : le lien de proximité entre l’usager et son dossier.

 

 Dans ce jeu de massacre, les assurés sociaux de nos quartiers payent un lourd tribut.

 Ainsi jusqu’en 2008, les habitants des 1er, 2éme, 3éme, 14éme, 15éme et 16éme arrdts étaient couverts  par 6 centres de paiement ( Kléber, Burel, Le Canet, St Louis, St Henri, La Gavotte).

 En 2013 si le plan de la Direction aboutit, il ne restera plus que 2 plate-formes spécialisées

  Kléber (pour le traitement du fichier assuré et de la CMU)

• St Louis (pour le règlement des indemnités journalières maladie, accident du travail).

 Quant à l’accueil du public, il sera réduit à 3 sites contre 6 actuellement  ( fermeture des accueils du  Canet, de St Henri et de La Gavotte) .

 

Cette véritable saignée ne nous donnerait plus les moyens de répondre efficacement aux attentes et aux besoins d’une population massivement touchée par la précarité.

Dans ces quartiers de Marseille que des sociologues ont qualifiés de « trou noir social » nous sommes confrontés au quotidien à des demandes qui nécessitent :

-     une prise en charge spécifique et attentionnée prenant en compte les difficultés d’ordre social, culturel, linguistique….

-     une réponse immédiate dans les situations d’urgence sociale ou médicale (et elles sont nombreuses).

Et vous le savez bien, tout retard dans le paiement des indemnités de remplacement, dans l’accès aux droits où à la CMU peut avoir des conséquences dramatiques sur des publics déjà socialement fragilisés.

 

Le projet de la Direction de la CPCAM tourne le dos à ces exigences .Il contribue à éloigner  l’assuré social de son dossier et à casser l’image d’une sécurité sociale  proche des gens.

 

Pour ce qui concerne le  personnel, la création de plates-formes spécialisées est synonyme de mutations forcées mais aussi de disparition du métier de technicien de la sécurité sociale.

En effet la parcellisation des tâches va cantonner l’agent dans une activité voire une sous activité unique.

Cette organisation de type tayloriste censée améliorer la productivité (ce qui reste à prouver) se caractérise surtout par un appauvrissement du contenu du travail, la répétitivité des tâches, l’accroissement de la charge mentale et au bout du compte la démotivation.

La spécialisation  des techniciens génère une restriction de leur champ d’action et une perte de vision d’ensemble du dossier ce qui les conduit à s’interroger sur la nature et le contenu de leur relation avec l’assuré social devenu « client ».

 

Enfin, ce morcellement du travail permet d’isoler  des activités non qualifiées qui pourront être, à plus ou moins brève échéance, externalisées.

 

Le spectre des assurances privées n’est pas loin.

 

La situation nous a paru suffisamment grave pour vous alerter et vous demander de nous soutenir dans la bataille que nous engageons pour :

-le retrait de ce projet.

-le maintien de tous les  sites actuels (Kléber, Burel, Le Canet, St Louis, St    Henri, La Gavotte).

-le renforcement des effectifs pour un service public à la hauteur des besoins.

 

Dans les prochains jours, nous allons lancer une vaste campagne de sensibilisation des assurés sociaux sous la forme de tracts et de pétitions avec l’objectif de déboucher d’ici cet été sur des initiatives publiques.

Afin de toucher le plus grand nombre possible , nous adressons copie du présent courrier à l’ensemble des médias locaux.

 

Par ailleurs, nous souhaitons constituer un « comité de soutien » ouvert à toutes personnalités de la société civile et du monde politique, syndical ou associatif soucieuses de la défense du service public de Sécurité Sociale.

Vous y avez naturellement toute votre place si vous le souhaitez.

 

Merci de nous tenir informés des initiatives que vous comptez prendre pour soutenir notre démarche.

 Nous restons à votre entière disposition pour tout complément d’information .

 

Recevez, mesdames et messieurs, l’expression de nos salutations dévouées et citoyennes.

 

Le collectif des employés de Sécurité Sociale des quartiers nord.

 

 

 

ECHOS DE NOTRE « APPEL DU 28 JUIN » 6 juillet, 2011

Classé dans : témoignages,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 18:10

Ce mardi 28 juin le collectif des employés sécu des quartiers nord et la CGT avaient lancé un appel à un rassemblement devant le centre de St Louis pour exprimer leur rejet du plan CPAM 2011/2013 .

Ainsi dès 10h les agents des centres de La Gavotte, St Henri et St Louis, en grève à la quasi-unanimité (l’accueil de ces 3 sites étant fermés à cette occasion) ont été rejoints par des agents venus de Gardanne, Tarascon, Aix en Provence, Burel et Kléber.

Par ailleurs nous avons appris que des collègues qui n’étaient pas présents avaient cependant tenu à marquer leur soutien par des débrayages .

(D’après nos sources le centre administratif de Valmante a été mis ce jour là en état d’alerte pour prévenir, sans doute, une mutation arbitraire de la manifestation sous les fenêtres de la direction).

A ce collectif d’employés sont venus s’ajouter des militants CGT des entreprises des quartiers nord ainsi que des élus locaux et des assurés sociaux.

La participation relativement faible de nos assurés ne saurait cependant masquer les quelque 7000 signatures recueillies à ce jour qui témoignent de leur indignation face à la disparition annoncée d’un service public irremplaçable.

Des équipes de France 3 , La Marseillaise, 20 minutes, Radio France Bleu et Radio Star ont couvert l’initiative et l’ont relayée auprès de leur public ( JT régional de la mi-journée et du soir sur France 3 Provence, 2 interventions radios sur France Bleu Provence et Radio Star pour la seule journée du 28 juin et des articles dès le lendemain dans la Marseillaise et 20 minutes).

Cet écho médiatique nous paraît d’autant plus important que les assuré sociaux ne sont pas informés de ce qui se trame alors qu’ils sont les premiers concernés.

Nous tenons donc  à remercier chaleureusement toutes les personnes qui, par leur présence, leur engagement, leur signatures et leurs témoignages de sympathie ont contribué à la réalisation de ce premier rendez-vous qui en appelle d’autres.

Merci également à ceux et celles qui suivent notre action de près ou de loin et qui nous rejoindront bientôt peut être…..
 

 

 

 

 

Rassemblement le 28 juin à 10h devant la sécu de st louis 21 juin, 2011

Classé dans : tracts , pétition — collectifsecuquartiersnord @ 21:03



ALERTE A LA POPULATION

 

LA DIRECTION DE LA SECURITE SOCIALE
DES BOUCHES DU RHONE VIENT DE CONFIRMER SON  PLAN DE RESTRUCTUATION D’ICI 2013

Pour les Quartiers Nord de Marseille et leur périphérie cette réorganisation se traduirait par :

-   la fermeture totale  du centre de La Gavotte .

-   la fermeture de l’espace accueil de St Henri que le Président du conseil s’était engagé à maintenir après la fermeture en 2009 du centre de paiement .

-   la réorganisation du centre de St Louis qui devient un pôle spécialisé dans le traitement des indemnités journalières et qui ne traitera plus la gestion du fichier assuré et la CMU. L’accueil actuel serait transformé en « espace accueil »ce qui signifie que les agents d’accueil n’auront plus le droit d’aller consulter les techniciens à l’arrière pour traiter les dossiers complexes ou urgents.

-   la fermeture de l’espace accueil du Canet ,déjà vidé de ses dossiers en 2009 qui ont été répartis sur les centres de Burel, Plan de Cuques et Gardanne.

-   la fermeture du centre de Burel où subsistera un simple  point d’accueil.

-   la réorganisation de l’activité de Kléber qui devient un pôle spécialisé dans le traitement de la gestion du dossier assuré/affiliation/CMU et qui ne gèrera donc plus les indemnités journalières maladie, maternité, accident du travail.

                        .          

Après des heures perdues dans les transports, ce seront des heures d’attente dans un Espace Accueil déjà saturé, où seulement des renseignements généraux pourront être donnés, plus  aucune urgence ne pouvant être résolue le jour même.

                     C’est la fin du service public de proximité.

            EMPLOYES , ASSURES SOCIAUX , PROFESSIONNELS DE SANTE

             DEFENDONS ENSEMBLE L’AVENIR DE NOTRE SECURITE SOCIALE

                    PARTICIPEZ NOMBREUX AU RASSEMBLEMENT LE      

                                                MARDI 28 JUIN A 10H

            DEVANT LE CENTRE DE SECU DE ST LOUIS (458 rue de lyon)

Pour plus de détails visitez notre blog : http://collectifsecuquartiersnord.unblog.fr

 

 

ARGUMENTAIRE SUR LE PROJET 2011/2013 28 mai, 2011

Classé dans : tous les articles,tracts , pétition — collectifsecuquartiersnord @ 20:32

Le projet présenté par la direction de la CPCAM de BdR est guidé par une seule préoccupation : comment, dans une situation déjà tendue, faire face à une nouvelle vague programmée  de réduction des effectifs ?

La restructuration  planifiée s’articule donc autour de  2 axes forts :

-   la fermeture de centres et de points d’accueil

-   la centralisation des activités sur des plates-formes spécialisées dans le traitement d’une seule catégorie de dossiers (indemnités journalières pour les unes, gestion du fichier et CMU pour les autres.

Il est clair que la réduction des moyens conjuguée à une augmentation de la charge de travail ne peut qu’aboutir à une dégradation du service public.

Ce constat n’étant pas publiquement avouable, la direction de l’organisme tente de démontrer que son projet sera sans conséquences sur la qualité du service rendu aux assurés sociaux.

Elle avance donc, dans la presse ou en réponse aux inquiétudes de certains élus, quelques arguments qui ne résistent pas à une analyse sérieuse.

 

Les principaux  arguments de la direction.

 

-         La centralisation des activités doit permettre d’améliorer  la professionnalisation  des agents et donc leur efficacité ce qui aurait pour effet de dégager des gains de productivité.

 

Cet argument n’est pas sérieux. En effet, dans l’organisation actuelle des centres de paiement, les agents sont déjà spécialisés. On voit donc mal comment, par exemple, un agent qui traite 30 dossiers de CMU par jour au centre St Louis se mettrait à en traiter 40 par le simple fait d’aller exercer la même activité  à Kléber.

De ce point de vue, il est évident que le réservoir de gains de productivité a déjà été épuisé, sauf à mettre en place des politiques de management musclées destinées à imposer aux salariés des objectifs impossibles à atteindre, incompatibles avec un travail de qualité et générateurs de risques psycho-sociaux.

Reste que, dans la configuration actuelle, et même si chaque agent ne traite qu’un type de dossiers, le centre de paiement rassemble toutes les activités ce qui permet de gérer en direct et sur place toute demande d’un assuré social quelle qu’en soit la nature.

Ce ne sera plus le cas si les pôles spécialisés voient le jour.

     

-         La centralisation des activités permettra d’uniformiser l’application des textes

 

Il est vrai qu’un même dossier peut être traité différemment d’un centre à l’autre, ce qui, naturellement pose problème. La question qu’il faudrait d’abord se poser est : « comment en est on arrivés là  ?»

L’abandon, depuis plus de 20 ans, des formations qualifiantes et de l’entretien des connaissances face à une législation complexe et en constante évolution y est sans doute pour beaucoup. Comme les politiques  de cadres qui ont privilégié le « management » à la technicité privant les employés du soutien nécessaire à l’exercice de leur travail au quotidien.

Que la direction semble découvrir aujourd’hui une situation qu’elle a elle même créé semble donc pour le moins suspect. D’autant que cette « découverte »tombe à pic pour justifier un restructuration qui ne règlera rien.

En effet si l’on suit la direction, il resterait, en 2013, huit sites spécialisés dans le traitement des indemnités journalières maladie, maternité, accident du travail.

Soit ….. huit possibilités différentes d’interpréter et de traiter un même dossier.

Et si l’on pousse un peu plus loin cette logique de l’absurde, il faudrait donc tout centraliser sur un seul pôle.

Mais se poserait alors la question de savoir s’il est normal qu’il puisse exister des disparités de traitement entre un assuré social des BdR et un assuré social des Alpes Maritimes . Faudrait-il alors créer un pôle de gestion unique des indemnités journalières pour toute la région PACA ?

 

C’est peut être après tout ce qui nous guette si l’on observe ce qui s’est passé dans les grands services publics.

 

-         Le maillage géographique de proximité de la CPCAM reste dense avec le maintien       d’un nombre important de sites d’accueil, ces implantations étant revues pour mieux s’adapter à la réalité du département, prenant en compte les bassins de vie et d’emploi de la population.

 

Il faudrait tout d’abord définir ce que recouvre la « prise en compte des bassins de vie et d’emploi de la population ».

S’il s’agit d’adapter l’offre de service public aux caractéristiques sociologiques et culturelles d’une population donnée, le projet est aux antipodes des besoins .

Le sort réservé aux populations des quartiers nord de Marseille et de sa périphérie est, à cet égard, particulièrement éloquent.

 

            D’ici 2013, la restructuration  prévoit :

 

-         la fermeture totale  du centre de La Gavotte (41 000 assurés sociaux , 100 assurés reçus par jour)

-         la fermeture de l’espace accueil de St Henri que le Président du conseil s’était engagé à maintenir après la fermeture en 2009 du centre de paiement (80 assurés reçus par jour)

-         la réorganisation du centre de St Louis qui devient un pôle spécialisé dans le traitement des indemnités journalières et qui ne traitera plus la gestion du fichier assuré et la CMU. L’accueil actuel serait transformé en « espace accueil »ce qui signifie que les agents d’accueil n’auront plus le droit d’aller consulter les techniciens à l’arrière pour traiter les dossiers urgents.(110 000 assurés sociaux couverts, 342 assurés reçus par jour).

-         la fermeture de l’espace accueil du Canet ,déjà vidé de ses dossiers en 2009 qui ont été répartis sur les centres de Burel, Plan de Cuques et Gardanne.(155 assurés reçus par jour)

-         la fermeture du centre de Burel où subsistera un simple  point d’accueil(193 assurés reçus par jour)

-         la réorganisation de l’activité production de Kléber qui devient un pôle spécialisé dans le traitement de la gestion du dossier assuré/affiliation/CMU et qui ne gèrera donc plus les indemnités journalières maladie, maternité, accident du travail.

Ce remodelage en profondeur creuse un peu plus le fossé entre l’assuré social et l’agent appelé à traiter son dossier. On est bien loin du maillage dense de proximité évoqué par la direction.

Dans un secteur lourdement frappé par le chômage et la précarité une telle hémorragie revient à faire subir aux populations la double peine car à leurs difficultés sociales vont s’ajouter des difficultés accrues d’accès aux droits et, par extension, aux soins.

Parler dans ces conditions d’un projet basé sur un  « maillage pertinent » et la  « prise en compte des bassins de vie » relève au mieux de l’ignorance, au pire de la provocation.

 

-         Pour éviter aux gens de se déplacer, il existe des solutions alternatives, à savoir la plate-forme téléphonique et le site ameli.fr.

 

Nous avons là une parfaite illustration du décalage profond  qui peut exister entre les petits décideurs locaux et la réalité de la vie des gens.

Ces services ne sont évidemment pas adaptés à la grande majorité des populations de nos quartiers qui savent pertinemment que rien ne peut remplacer l’accueil par un technicien qualifié et capable de prendre le temps nécessaire à l’identification de leur demande et de la traiter en temps réel.

 

Nous sommes bien face à  une entreprise de déstructuration du service public  justifiée par une réduction des moyens .

Le slogan « employés, assurés, solidarité » est plus que  jamais d’actualité.

 

 

 

CAF 13 / CPCAM 13 : mêmes causes ,mêmes effets. 22 mai, 2011

Classé dans : témoignages,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 18:15

Dans une interview au journal La Provence parue le 16 mai le président de la CAF des Bouches du Rhône dénonce « la casse d’un service public essentiel ».Un témoignage édifiant dont nous publions les principaux extraits.

Du 16 au 27 mai, le public trouvera portes closes devant 12 des 14 accueils de la Caf des BdR. La raison de cette fermeture exceptionnelle ? Permettre aux agents de traiter le stock énorme de dossiers en retard.

Gilbert Chauvet, le président du conseil d’administration de la Caf explique pourquoi ce procédé radical a dû être utilisé. Il dénonce la réduction des moyens et met en garde contre « la casse d’un service public essentiel à la cohésion sociale ».

  • Pourquoi une telle mesure qui pénalise les allocataires?

« Tout simplement parce que nous n’avons pas le choix ! Il y a actuellement un stock d’au moins 41 000 dossiers en attente de traitement dans le département.Fermer les points d’accueil n’est pas normal, mais c’est la seule solution que nous pouvons mettre en oeuvre pour résorber ce retard ».

  • S’agit-il d’un dysfonctionnement ponctuel ou d’un problème plus profond?

« Les Caf, et particulièrement celle des Bouches du Rhône, sont lourdement pénalisées par les réductions de moyens imposées par le gouvernement dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Il est normal d’être très rigoureux lorsqu’on manipule l’argent public, mais on arrive à la limite du supportable. D’autant que, parallèlement, la charge de travail des agents devient de plus en plus lourde …Moins de moyens, plus de travail : cela se traduit inévitablement par une réelle détérioration du service public. C’est à juste titre que le rapport du médiateur de la République Jean Paul Delevoye parle de « burn out « social : partout en France, la situation est tendue.Ici cela devient particulièrement inquiétant car le travail de la Caf est indispensable au maintien de la cohésion sociale ».

  • En quoi le travail des agents de la Caf des BdR est-il différent?

« Dans un département frappé comme le nôtre par le chômage et la précarité, la Caf a un rôle essentiel d’amortisseur social .Nous distribuons chaque année 2 milliards d’euros de prestations à 380 000 allocataires. Pour beaucoup, les prestations censées être complémentaires, comme l’allocation logement, constituent le revenu principal. Le moindre retard dans le traitement de ces dossiers peut donc avoir des conséquences très graves pour ces allocataires.Ajoutez à cela les difficultés d’accès au droit pour certaines populations mal informées ou qui ne maîtrisent pas le français. Le montage de ces dosiers nécessite évidemment plus de temps. Nos agents ne peuvent pas tenir la moyenne de 10 minutes par entretien édictée au niveau national.Ou alors , l’allocataire doit revenir, et c’est alors 3 fois 10 minutes.

Face à toutes ces difficultés, la Caf des BdR a encore perdu 16 postes cette année. Nos agents d’accueil ont beau être très motivés, et souvent très patients, leur travail devient très difficile.Quant aux allocataires, c’est pour eux la double peine car à leurs difficultés financières s’ajoute une moindre efficacité des services publics ».

  • La fraude et les abus aux allocations ont récemment fait polémique après les déclarations de Laurent Wauquiez. Qu’est ce que cela représente ici ? 

« Le problème reste très marginal. 99% des gens qui sont au RSA n’ont pas le choix . Les fraudes identifiées  représentent moins de 2% du montant des prestations que nous versons. Même s’il est inadmissible de tolérer le moindre versement indu d’argent public, la réalité est souvent amplifiée à des fins démagogiques. Je pense , comme Roselyne Bachelot, qu’il n’existe pas de cas de figure permettant de gagner plus d’argent en ne travaillant pas ».

  • Les pouvoirs publics ont-ils conscience de ces difficultés de fonctionnement?

« Malgré toutes les requêtes que l’on peut faire, les vrais problèmes ne sont pas traités. C’est à se demander si l’on ne cherche pas à nous privatiser….

Depuis 30 ans, la politique  familiale pérenne qui a été menée en France a pourtant porté ses fruits .C’est largement grâce à elle que nous sommes le pays d’Europe où le taux de fécondité est le plus fort, assurant le renouvellement des générations ».(fin de l’interview).

Il a de soi que toute similitude avec la situation présente et à venir de la CPCAM des BdR n’est pas le fruit du hasard mais bien d’une même logique de gestion qui tourne le dos au service public.

 

NDLR : Gilbert Chauvet, outre ses fonctions de président de la Caf des BdR, est président de l’union régionale CFE/CGC Paca. Cette organisation est la seule, avec la CGT et l’UNSA, à avoir rejeté le projet CPAM 2011/2013.

 

 

 

 

CPAM Alpes de Haute Provence : chronique d’une mort annoncée ? 11 mai, 2011

Classé dans : témoignages,tous les articles — collectifsecuquartiersnord @ 18:34

 

Je suis salarié de la CPAM de Haute Provence depuis bientôt 34 ans et cadre depuis

près de 20 ans. En tant que militant élu du Comité d’Entreprise depuis 30 ans, je

vois les évolutions !! Mon parcours au sein de l’Assurance Maladie ainsi qu’au

niveau du syndicat, me permettent de vous apporter un certains nombres

d’éléments concrets. Entre 2002 et 2010, les effectifs de la Caisse de Digne ont

baissé de plus de 15%, passant de 174 à 147 salariés : soit une perte de 27

emplois !!

 Mais cela n’est pas suffisant, car la Caisse Nationale qui nous pilote et nous donne

les budgets, propose à la Caisse de Digne la signature d’un Contrat Pluriannuel de

Gestion 2010-2013 prévoyant un taux de remplacement des départs à la retraite de

seulement 60%. Nous allons donc perdre plus de 4 emplois d’ici 3 ans, tout en

devant économiser 10 % sur nos frais de fonctionnement.

 Pour ce faire, il n’y a pas quantité de solutions : nous allons supprimer les quelques

accueils départementaux encore existant, et les remplacer par des accueils avec

WEB CAM. Cette politique de développement des visio-guichet est mise en place

dans notre département depuis une bonne année maintenant, avec pour

conséquence une baisse de fréquentation de ces accueils de près de 50% !

Tous ces faits que j’énonce, sont corroborés par un article du FIGARO paru

récemment sous le titre : « Les effectifs de la sécurité sociale sont revenus à leur

niveau de 1976 ». Dans cet article il est précisé notamment que les effectifs sont

passés de 173 000 à 158 000 et surtout que la baisse n’est pas finie. Il y est aussi

question des frais de gestion qui sont passés de 4% à 3% entre 2005 et 2010. Cela

s’est fait sur le dos des usagers : suppression des accueils départementaux et envoi

des décomptes tous les 3 mois, entre autres.

 Face à cette baisse chronique et programmée des effectifs, la CPAM a

développé les mutualisations. A ce jour 19 activités sont mutualisées ! Non parce

que nous le souhaitions, mais uniquement afin de pallier les baisses d’effectifs. Ces

mutualisations nous ont donné une bouffée d’oxygène pendant 3 années

seulement !

Désormais nous en sommes arrivés à faire effectuer des heures complémentaires

aux agents à temps partiel. Bientôt il faudra leur refuser cette possibilité offerte par

la loi. A ce rythme là, l’issue est prévisible : la CPAM sera bientôt une coquille vide !!

Il y restera peut être une quarantaine d’agents chargés de l’accueil ainsi que de

quelques prestations que nous n’aurons pas pu donner aux grandes caisses de la

région. Afin de nous défendre contre cette entreprise de destruction nous ne

pouvons compter que sur nous-mêmes.

 En effet depuis la réforme de 2004, les Directeurs de Caisse sont nommés par le

seul Directeur Général de la Caisse Nationale, lui même nommé en conseil des

ministres, ce qui le rend peu enclin à s’écarter de la politique définie par le

gouvernement. Les Directeurs de Caisses Départementales ont donc l’échine

suffisamment souple afin de plier aux injonctions de la Caisse Nationale, ce qui n’en

fait pas des militants de la défense de la Sécu dans les petits départements.

Quantà nos Administrateurs, depuis la même loi de réforme, ils ne sont plus que

Conseillers avec des pouvoirs réduits à leur plus simple expression.

MAIS vous pouvez compter sur la mobilisation des Cadres : Nous ne nous laisserons

pas détruire sans résister !! Ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est une volonté ! Aussi

je demande à tous les assurés que vous êtes, ainsi qu’à notre Confédération de

prendre le sujet à bras le corps et de vous faire les porte parole de la défense de la

Sécu. Il serait tout de même malheureux que nous n’arrivions pas à sauvegarder

une conquête qui a été possible au sortir de la guerre, à un moment où la France

était exsangue.

Quelqu’un a dit : « Tout le monde savait que c’était impossible. Un seul ne le savait

pas. Alors il l’a fait. ». Les cadres et agents de la Sécu des Alpes de Haute Provence

sauront être à la pointe de la mobilisation.

Thierry IMBERT

Secrétaire SNFOCOS 04

 

 

La pétition 5 mai, 2011

Classé dans : tous les articles,tracts , pétition — collectifsecuquartiersnord @ 16:35

                  Assurés sociaux des quartiers nord

nous refusons par la présente pétition la mise en place du plan de restructuration mené par la direction de la CPCAM des Bouches du Rhône qui prévoit la fermeture de centres et de points d’accueil, le morcellement de notre dossier. 

Parce qu’il ne peut y avoir de service public de qualité sans structures proche des usagers, nous exigeons, avec le personnel :

- Le maintien de TOUS les sites existants (Kleber, Burel, le Canet, la Gavotte, St-Louis, St-Henri) avec leurs fonctions actuelles.

- Le renforcement des effectifs pour un service public à la hauteur de nos besoins

 

     
 

 

TRACT QUARTIERS NORD 4 mai, 2011

Classé dans : tous les articles,tracts , pétition — collectifsecuquartiersnord @ 20:27

                

                        ALERTE A LA POPULATION

LA DIRECTION DE LA SECURITE SOCIALE DES BOUCHES DU RHONE PROJETTE UN PLAN DE RESTRUCTUATION D’ICI 2013

                                                      Fermeture de 10 centres de paiement

                                                      Fermeture de 15 lieux d’accueil

                                                      Séparation du dossier assuré

Les Quartiers Nord de MARSEILLE sont les plus touchés par cette réorganisation :

2008

6 Centres de Paiement (BUREL, Le CANET, KLEBER, ST LOUIS, ST HENRI, La GAVOTTE) accueillaient les assurés et traitaient leur dossier de A à Z.

2013

                                          ¤        2 Unités  subsisteront SEULEMENT

                                          →      KLEBER qui traitera uniquement le fichier assuré et la CMU

                                          →      ST LOUIS qui traitera les indemnités journalières maladie maternité  et                                                        accident du travail

                                         ¤       3 POINTS D’ACCUEIL indépendants de ces Unités

                                          →     BUREL

                                          →     ST LOUIS

                                          →     KLEBER

Les accueils de La Gavotte de St Henri et du Canet seront définitivement fermés.

 

                        C’est la fin du service public de proximité.       

Après des heures perdues dans les transports, ce seront des heures d’attente dans un Espace Accueil déjà saturé, où seulement des renseignements généraux pourront être donnés, plus  aucune urgence ne pouvant être résolue le jour même.

DEFENDONS ET ASSURONS ENSEMBLE

L’AVENIR DE NOTRE SECURITE SOCIALE

REFUSONS LE PROJET CPAM 2011-2013

SOUTENEZ LE PERSONNEL

SIGNEZ LA PETITION

 

 

Tract aux professionnels de santé

Classé dans : tous les articles,tracts , pétition — collectifsecuquartiersnord @ 20:00

AVIS AUX PROFESSIONNELS DE SANTE

 

La Direction de la CPCAM des Bouches du Rhône a prévu dans son plan de restructuration 2011/2013

 

La fermeture définitive

Du centre de Sécurité Sociale la GAVOTTE


Aucun accueil ne subsistera ni pour les assurés, ni pour les Professionnels de Santé.

Alors que le dossier des assurés  sera « explosé » sur différentes grandes unités centrales  (fichier et  CMU  sur KLEBER, MARIGNANE ou GARDANNE,  indemnités journalières maladie et accident de travail  sur ST LOUIS,GARDANNE ou LES CHARTREUX),

les Professionnels de Santé seront rattachés selon leur activité sur un centre déterminé.

Le dépôt des lots, se fera sur rendez vous, un jour fixe de la semaine.

Tout litige, réclamation, suivi de dossier devront être traités par e mail ou par téléphone,( là aussi à jour fixe), par des interlocuteurs différents, la volonté de la Direction étant d’éloigner le plus possible le Professionnel de l’UGE, l’objectif étant à terme la création de Pôles de production où plus aucun public ne sera reçu.

Nous, agents de la GAVOTTE, refusons la fermeture de notre unité de gestion :

Nous voulons

- le maintien de notre UNITE DE GESTION et de son accueil sur son site actuel

- le maintien de l’entier dossier de l’assuré rattaché en fonction de son adresse

- le maintien du rattachement de tous les professionnels de santé de notre secteur

- du personnel en nombre suffisant pour accomplir correctement notre mission de service public

 

Professionnels de Santé,

Défendez avec le personnel le Centre de la Gavotte

Et signez la pétition que les agents vous présentent. 

 

 

 

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